Conférence de presse de Nicolas Daragon et Marlène Mourier de retour d’Arménie

Publié le 03/11/2019 | Maxwell Lewis Baboula

France

De retour d’Arménie où ils effectuèrent un séjour du 21 au 24 octobre en compagnie du Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et une forte délégation de 80 membres -dont une quinzaine de Valence, Bourg-Lès-Valence et Romans- Nicolas Daragon, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge du tourisme et du thermalisme, et Marlène Mourier Conseillère régionale ont tenu jeudi 31 octobre une conférence de presse à la Mairie de Bourg-Lès-Valence.

Marlène Mourier après avoir présenté la délégation a affirmé « c’est la troisième fois que je vais en Arménie et en Artsakh (…) nous avons des liens très forts avec nos villes jumelles avec pour ce qui concerne de Bourg-Lès-Valence la ville de Taline, Nicolas Daragon parlera aussi de sa ville jumelle. Nous recevons ici à Bourg-Lès-Valence nos amis Arméniens dans le cadre du Marché de Noël de nos villes jumelles, et côtés de notre Comité de jumelage, nous avons des actions fortes, notamment en direction de la Francophonie. Ce déplacement de 4 jours en Arménie avait été placé sous le signe de la mémoire avec la visite du monument du génocide à Dzidzernagapert avec un moment de recueillement qui est très intense (…) la visite du Musée du génocide et des annonces du Président de la Région que Nicolas vous détaillera dans un instant. Egalement 4 jours placées sous le signe du développement économique, et du soutien de la Région à la création d’un campus dédié aux technologies. C’était 4 jours très actifs et des engagements du président Laurent Wauquiez en faveur de l’Arménie, et évidemment les rencontres des personnalités que nous avons eu sur place telles que le Premier ministre Nikol Pachinian, le ministre des Affaires étrangères, le gouverneur de la région de Chirak Tigran Petrosyan, les représentants de l’Artsakh également (…) nous nous sommes rendus à Gumri la ville touchée par le séisme de décembre 1988 et ce qui m’a beaucoup touché c’est la visite de l’orphelinat que nous avons faite, visite avec ces enfants qui sont en situation précaire, compliquée, et j’avoue que nous avons apporté des médicaments et des livres à ces enfants et le président de la Région a apporté des livres du Petit Prince de Saint-Exupéry (…). Le président de la Région est le premier président qui s’engage en faveur de la reconnaissance de l’Artsakh, avec la signature d’une déclaration commune avec le ministre des Affaires étrangères de l’Artsakh qui est venu à Erévan (…) un acte fort car comme vous le savez nous sommes attaqués par le Tribunal administratif pour les chartes d’amitié, pour moi avec la ville de Chouchi et pour Nicolas avec la ville de Stepanakert ».

Nicolas Daragon « C’était la première visite d’un président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en Arménie, une région qui avec 8 millions d’habitants et la 2e de France, cela a été salué par les autorités arméniennes et la communauté française d’origine arménienne de la région qui nous a accompagné ou qui a observé ce voyage grâce aux diverses communications qui ont été effectuées (…) le Président a voulu élargir cette visite le plus possible aux représentants divers de la communauté arménienne qui ont exercé ou qui exercent des fonctions de présidences d’organismes (…), les élus de différentes communes et des élus de la région sur des communes qui disposent d’une forte présence de la communauté arménienne telles que Valence, Bourg-Lès-Valence, Décines, Meyzieu (…) on était très nombreux et c’est la délégation régionale la plus importante que l’Arménie ait reçue, cela nous a été dit par les autorités arméniennes qui en étaient particulièrement touchées (…) nous avons également rencontré les autorités religieuses, car à la différence de la France, l’Arménie est une République chrétienne puisque la religion chrétienne y est officielle depuis l’an 301 (…) nous sommes allés à Etchmiadzine qui est le Saint-Siège de l’Eglise arménienne. (…) lors de la visite du Musée du génocide à Erévan, le Président de la région a tout d’abord annoncé la réédition du livre d’Aurora Mardiguian sur le génocide des Arméniens, et il a demandé que dans chaque lycée de la Région Auvergne-Rhône-Alpes puisse être présent un livre sur le génocide des Arméniens puisqu’il estime que dans les programmes scolaires la référence au génocide est souvent absente (…) ensuite nous sommes allés à l’Université française en Arménie qui est jumelée avec l’Université Lyon III qui livre les diplômes français à cette université (…) le Président de la région a annoncé une aide de la région à hauteur de 600 000 euros pour la construction d’un bâtiment qui va être connecté de Tumo un centre d’enseignement des nouvelles technologies qui est particulièrement innovent et dans laquelle 12 000 enfants sont accueillis chaque semaine pour apprendre toutes les techniques digitales, et c’est assez étonnant de voir tous ces enfants qui savent construire des robots à l’âge de 13 ou 14 ans (…) nous avons également été sur le site de Musaler dédié au sauvetage de 4 000 Arméniens par la marine française lors du génocide (…) ensuite nous avons été à Gumri (…) la visite s’est terminée avec la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de l’Artsakh ».

Nicolas Daragon a expliqué à la presse la situation géopolitique de l’Artsakh qui « fut rattachée à l’Azerbaïdjan lors de la période soviétique mais qui est la 13 province d’Arménie où il n’y a que des Arméniens chrétiens qui y vivent (…) vous imaginez les problème que cela pose pour ces Arméniens d’être dominés par l’Azerbaïdjan (…) il vivent sous la pression de l’Azerbaïdjan et aujourd’hui encore il y a environ un mort par semaine à la frontière arméno-azérie (…) il y a eu des pogroms qui ont eu lieu dans les années 1990 et tout cela sous le silence de la communauté internationale alors qu’il y a une évidence, ce droit à l’autodétermination des peuples, on est en Artsakh dans un territoire où il y a des élections démocratiques, contrairement aux territoires qui les entourent (…) l’Azerbaïdjan menace tous les pays du monde, toutes les collectivités du monde qui s’associent à la détresse des habitants de l’Artsakh, et le Président de la région a eu une position particulièrement ambitieuse en appelant à ce qu’on respecte l’identité de ce territoire et qu’on l’accompagne dans l’autodétermination et si ce n’est l’indépendance le rattachement naturel à l’Arménie…mais les autorités de l’Azerbaïdjan n’ont pas tardé à réagir en convoquant l’Ambassadeur de France à Bakou, Marlène et moi-même nous sommes déjà sur la « liste-noire » de Bakou depuis quelques années et je pense que le Président de la région va y figurer aussi, mais si c’est au prix de la défense des Droits de l’homme et de la défense de l’opprimé (…) le soutien de l’Université française en Arménie et la défense de l’Artsakh sont des démarches particulièrement remarquables de la part du Président de la région ».

Nicolas Daragon « on a été très heureux d’être conduits en Arménie par le Président de la région et je crois que c’est l’avis de l’ensemble de la délégation était très heureux de connaitre le Président de la région qui est tout, sauf la personne qui est décrite très régulièrement ».

Nicolas Daragon dit en conclusion « en Arménie on est dans un pays extrêmement dynamique, le sujet qui nous préoccupe, c’est-à-dire la reconnaissance du génocide des Arméniens est un sujet qui les préoccupe mais ce n’est pas leur sujet quotidien. Leur sujet quotidien c’est de développer leur pays, il y a une jeunesse extrêmement dynamique (…) on a affaire à un pays en plein développement et si on ne le freine pas comme c’est le cas de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, c’est un pays qui va continuer sa progression. Je vais vous donner un dernier chiffre près de 7% du PIB de l’Arménie est réalisé par le digital, en France c’est 4%, par exemple un certain nombre de logiciels comme la sécurité informatique de grandes sociétés françaises comme le PMU ou de la Française des Jeux est conçue en Arménie, il faut pas penser que nous sommes dans un pays sous-développé, il faut pas penser que c’est un pays qui regarde en permanence en arrière, ce n’est pas le cas, ce sont des gens qui regardent devant, qui se développent, il fallait qu’on aille y associer la dynamique de notre région à ce beau pays ».

Nicolas Daragon et Marlène Mourier ont ensuite répondu à quelques questions des journalistes présents.

 

Source: armenews.com

 

Maxwell Lewis Baboula


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