Saint-Martin/COVID-19 : Sint Maarten adopte les tests antigéniques, fin des pseudo-restrictions transfrontalières ?

Publié le 21/11/2020 | La rédaction

Saint-Martin (Partie Française)

Les ministres du tourisme et de la Santé de Sint Maarten, Ludmila de Weever et Richard Panneflek, ont annoncé cette semaine que les tests antigéniques seraient acceptés pour entrer sur le territoire à partir du 25 novembre.

Tests PCR 120h ou antigénique 48h

Ainsi, à partir de cette date, tout voyageur à destination de Sint Maarten devra remplir une demande d’autorisation sanitaire obligatoire via le système électronique d’autorisation sanitaire (EHAS) disponible sur www.stmaartenentry.com et télécharger leur test RT-PCR négatif dans les 5 jours ou leur résultat de test antigénique négatif dans les 48 heures.

Pour rappel, en partie française, l’entrée sur le territoire est soumise à la présentation d’une attestation sur l’honneur et d’un test PCR ou d’un test antigénique négatif réalisé dans les 72 heures.

Il est peu de chances, dans la mesure où il n’est pas issu des discussions réputées entamées entre l’ARS et les autorités de Sint Maarten pour la mise en place d’un protocole commun, que ces nouvelles dispositions adoptées par la partie hollandaise soient officiellement adoubées par les autorités de la partie française au point d’assouplir les restrictions en vigueur, dans les faits ou dans l’esprit.

Bien consciente des réalités historico-économiques et décidément pas prête à se passer de saison touristique, Sint Maarten s’embarrasse de bien moins d’égards et la ministre De Weever n’hésite pas à colorier son propos de bleu, blanc, rouge Cocorico. “Je suis satisfaite de cet ajout car cela facilitera les déplacements à Sint Maarten, car ces tests antigéniques sont facilement disponibles sur nos principaux marchés touristiques. En effet, l’une de nos grandes compagnies aériennes, Air France, utilise déjà ce test pour voyager entre Paris et la Guadeloupe, dans la fenêtre de 48 heures. L’économie de notre île doit revenir aux niveaux prépandémiques de la manière la plus sûre et la plus rapide possible et cette décision nous permet de faire les ajustements nécessaires pour augmenter le nombre de visiteurs et avec elle l’activité économique”, a t-elle ainsi déclaré, loin de la rigidité et de l’abstrusité du discours français.

On n’est jamais mieux stigmatisé que par soi-même…

Ainsi, à compter du 25 novembre, nul ne pourra plus se retrancher derrière le prétexte fallacieux de l’absence d’harmonie en termes de dépistage entre les deux parties pour ne pas activer les leviers d’une saison touristique dont l’absence, posée sur cette raison opportune, est, admettons-le, bien commode pour la gouvernance locale. En effet, point d’urgence dès lors à réparer les routes, à ramasser les ordures ménagères, à œuvrer à la redynamisation de Marigot, à assurer l’éclairage public et la sécurité, etc… puisqu’il n’y a pas de touristes.

Sauf erreur, omission ou mécompréhension de notre part, la décision de ne pas accueillir de touristes américains dans les établissements français ne repose sur aucun texte légal ou réglementaire, aucune communication ni même vœu quelconque !!

Pourtant, certains professionnels du tourisme ainsi que les élus, et le premier d’entre eux, ont fait le choix d’attendre une réponse qui n’arrivera pas à une question qui ne se pose, en réalité, pas… Attendre l’autorisation de lever une interdiction qui n’existe pas…   

Quelle étrange posture pour qui n’est censé ignorer ni la loi, ni les méandres institutionnels, ni le jeu politique… Il faut dire que celle-ci présente aussi l’avantage de dégager du temps et des ressources pour  éteindre les incendies intra-COM d’une part et permet de poursuivre la longue litanie, désormais éculée, du “C’est pas moi, c’est l’Etat”.

Source:    www.stmartinweek.fr


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