Congo/VIH-sida : plus de 489.000 000 FCFA pour lutter contre la pandémie

Publié le 20/11/2020 | La rédaction

Congo

Le dépistage communautaire démédicalisé est l’objectif qui sera poursuivi par le projet 5 pour cent, chargé de renforcer la prévention du VIH-sida, a indiqué, le 19 novembre à Brazzaville, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Santé, Florent Balandamio.

Financé par l’expertise France, le Réseau national des associations des positifs du Congo (Renapc), bénéficiaire de ces fonds, travaillera avec les associations membres et partenaires dans la mise en œuvre des activités de sensibilisation pour réduire les nouvelles infections à VIH auprès des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ainsi qu’avec les professionnelles de sexe.

Avec une enveloppe financière estimée à plus de 489.000 000 FCFA, les activités du projet s’articuleront sur la sensibilisation communautaire, entre autres, la distribution des préservatifs, de gels lubrifiants, la prise en charge syndromique et étiologique de plus de neuf cent cas d’infections sexuellement transmissibles(IST) auprès des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) et de plus de trois mille cas d’IST auprès des professionnelles du sexe (PS).

« Pour apporter notre contribution à la réponse globale contre le VIH et à l’atteinte des objectifs 90 90 90 de l’ONUSIDA à l’horizon 2030, nous, communautaires, aurons absolument besoin de l’accompagnement et du soutien des autorités sanitaires, administratives, politiques et juridiques, afin de garantir un accès équitable aux soins de santé de qualité à toutes les personnes infectées et lutter contre la discrimination, la stigmatisation et les violences envers les populations clés », a signifié Ulrich Makaya, président du Renapc.     

Les HSH et les PS sont vulnérables avec des séroprévalences respectives de 41% et 8,1%. Ainsi, le projet s’en chargera aussi à la prophylaxie pré-exposition, soit six mille trois cent soixante traitements chez les professionnelles de sexe et huit cent sept pour les HSH. Débuté depuis septembre de l’année en cours, ce projet qui s'exécutera pendant vingt-quatre mois couvrira les départements de Brazzaville et Pointe-Noire.   

« Le Congo n’est pas épargné de la pandémie du VIH-sida. La ville de Brazzaville connaît une séroprévalence de 2,4 % d’après les statistiques de 2009 en dessous de la moyenne nationale qui est de 3,6% », a souligné Barthélemy Okimi, directeur de cabinet du préfet de Brazzaville.  

Afin de renforcer l’action communautaire au Congo dans la lutte contre le VIH-sida, le projet prévoit d’accroître le pourcentage des HSH qui bénéficient de programmes de prévention du VIH-paquet de service défini à 39% en 2017 à 97% du cadre stratégique national de lutte contre le VIH/sida et les IST (CSN) entre 2019-2022 pour l’année 2021 soit environ 78% de la taille totale des HSH. Il va aussi contribuer à accroître le pourcentage des professionnelles du sexe, bénéficiant de programmes de prévention du VIH-paquet de service défini de 27% en 2017 à 64% du CSN 2019-2022 pour l’année 2021 soit 51% de la taille totale des PS.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé s’est réjoui de l’apport financier de l’expertise France. « L’atteinte des résultats 90 90 90 visés par l’ONUSIDA en 2020 passera par la mise en commun de tous les efforts visant à apporter une réponse efficace à la pandémie du VIH. Discriminer les HSH et les PS peut augmenter le taux de séroprévalence au sein de cette cible et de toute la population », a indiqué Florent Balandamio.

Sourcce:   www.adiac-congo.com


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