Gaoua : L’ONG CBM forme les acteurs sociaux à la prise en charge des troubles mentaux

Publié le 24/03/2020 | J&P Mag

Burkina Faso

Dans le cadre du projet « Santé mentale pour tous », l’ONG CBM (Christofell Blenden mission) a tenu, les 19, 20 et 21 mars 2020 à Gaoua, un atelier de renforcement des capacités des acteurs sociaux sur la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux. L’objectif poursuivi, à travers ce cadre d’échanges, est d’améliorer la prise en charge et l’accompagnement global des personnes vivant avec un handicap psychosocial ou intellectuel. La présente session a concerné les acteurs de Diébougou, Koupéla et Gaoua.

Au Burkina Faso, une étude épidémiologique réalisée en 2015 révèle que 41% de la population générale âgée de 18 ans et plus souffre d’au moins un trouble mental. Et selon l’OMS, environ 450 millions de personnes souffrent actuellement de ces troubles mentaux, ce qui place ces pathologies parmi les causes principales de morbidité et d’incapacité à l’échelle mondiale. Dans sa stratégie de mise en œuvre du projet « Santé mentale pour tous », CBM privilégie la participation des acteurs communautaires, d’où la tenue de cet atelier de formation.

Venus de Diébougou, Koupéla et Gaoua, les participants ont été outillés entre autres sur la prise en charge psychosociale, intellectuelle et cognitive des troubles mentaux ; le rôle de l’acteur communautaire dans l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap psychosocial et intellectuel.

 

 

La situation de la santé mentale dans le monde est en pleine croissance, et le Burkina Faso n’est pas en reste. Cela s’explique par plusieurs facteurs psycho-traumatiques, notamment les déplacements de populations, l’insécurité, certains évènements sociaux qui entourent l’être humain. C’est pourquoi, Yaya Pertiou Coulibaly, sociologue et formateur, estime que la prise en charge médicamenteuse et psychologique à elle seule ne suffit pas pour aider les malades. « L’accompagnement social est très important pour faciliter la réinsertion du malade mental dans la société », précise-t-il.

 

 

 

 

Les participants ont salué l’initiative, à l’image de Germaine Louga/Zougmoré, chef du Service social communal de Koupéla. « J’étais dans le domaine, mais toute ignorante. Mais après cette formation, je suis bien outillée pour accompagner une personne souffrant de troubles mentaux. Je demande à la société d’avoir un regard particulier à l’endroit de ces malades parce que nous pouvons tous tomber un jour ou l’autre dans la même situation », a-t-elle déclaré.

Dans la même logique, le représentant des malades, Adama Ouédraogo, a demandé plus d’affection pour les malades mentaux. Il ajoute : « Moi, j’ai été pris en charge et je me sens mieux aujourd’hui. Je demande du respect et de la pitié pour les malades, car ce sont des humains comme nous, et Dieu nous regarde… ».

Cette première session de l’année 2020 a concerné les acteurs n’ayant pas pris part aux sessions de formation de l’année 2019 sur la prise en charge communautaire des maladies mentales.

 

Source:  lefaso.net

 

J&P Mag


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