Cameroun : l’industriel Emmanuel Neossi lance une co-entreprise avec le Français CIOA pour produire des matériaux de construction

Publié le 09/10/2019 | Thierry Roland Simen

Cameroun, France

Le promoteur de Neo Industry, unité de transformation de fèves de cacao basée à Kékem, dans la région de l’Ouest du Cameroun, et les dirigeants de la société française d'ingénierie d'affaires CIOA, viennent de conclure un accord de joint-venture. Selon la plateforme Bourse Direct, cet accord vise la création d’une entreprise dénommée Neo Real Estate, qui sera contrôlée à 49% par CIOA, contre 51% des actifs pour Neo Industry du Camerounais Emmanuel Neossi.

Selon les sources d’Investir au Cameroun, cette co-entreprise exploitera sous licence les technologies de micro-usine Bati-Fablab du groupe CIOA, qui permettront la production sur place de 80% des matériaux nécessaires à la construction de bâtiments, ainsi que l'installation d'un Bati-Fablab pilote d'une capacité de 1000 logements par an, dans la région de l'Ouest du Cameroun.

Ce partenariat entre Neo Industry et le groupe français CIOA, apprend-on de bonnes sources, intègre également « l'installation d'un centre de préparation et de distribution de Road Rock, la technologie économique et écologique de pavage des routes, sans apport d'agrégats ; un programme de développement visant l'implantation d'un Bati-Fablab dans chacune des 9 autres régions du Cameroun, directement ou par la cession de sous-licences ; et un contrat de procurement pour un premier programme de 100 logements destinés aux personnels du complexe industriel de Neo Industry à Kékem ».

A l’observation, Neo Real Estate ambitionne de se positionner sur les secteurs du logement et des routes, qui font actuellement face à de nombreux défis et recèlent d’énormes opportunités d’investissement au Cameroun. En effet, officiellement, le déficit de logements dans le pays est criard, atteignant jusqu’à 1,3 million d’unités.

Par ailleurs, à cause du coût exorbitant du kilomètre de route bitumée (les granulats seuls absorbent 25% des coûts de construction), qui représente le double de la moyenne en Afrique selon le Conseil national de la route (Conaroute), le Cameroun compte seulement 7000 km de routes bitumées. Le pays entend franchir la barre de 8500 km de routes bitumées en 2020, ce qui ne représentera alors qu’à peine 17% du réseau routier national.

Source: www.agenceecofin.com

Thierry Roland Simen


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