La coopération décentralisée en Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique)

Le terme coopération « décentralisée » est peu utilisé en Belgique, mais celui-ci est, de manière pratique, intégré dans la coopération bilatérale indirecte.

L’article 11 de la loi de 1999 régissant la coopération internationale fait référence à cette forme de coopération : « la coopération internationale belge vise également la coopération bilatérale indirecte (…) via les communautés, les régions, les provinces et les communes… ». Il n’existe pas de définition ou de loi régissant de manière précise les modalités de cette forme de coopération. Sont considérés en Belgique comme les acteurs impliqués dans la coopération décentralisée :

  • les structures nationales, en tant qu’actrices, permettent la mise en cohérence interne des actions de coopération belge en appui à la décentralisation ;
  • les autorités régionales, communautaires, provinciales et locales : celles-ci interviennent dans l’objectif de partager leurs compétences techniques spécifiques. Depuis 2001, les collectivités belges peuvent disposer de fonds régionaux communautaires et fédéraux (CIC) pour cofinancer leurs actions de partenariats avec les collectivités du Sud ;
  • les ONG : elles permettent un appui aux acteurs non étatiques locaux pour stimuler, renforcer et organiser une société civile active ;
  • • les Universités et Instituts de recherche : l’intérêt de la part de la communauté universitaire pour une implication en partenariat dans des actions de coopération internationale est croissant.

Les initiatives de cette forme de coopération non gouvernementale sont sous le contrôle et le financement de la DGCD (Direction Générale de la Coopération au Développement). En effet, l’Etat belge négocie des accords-cadres avec les acteurs de la coopération non gouvernementale, accords qui déterminent les objectifs des actions et leurs modalités d’exécution. Par conséquent, les programmes doivent être compatibles avec les objectifs généraux de la coopération internationale belge.

Qui finance ?

En Belgique, l’État joue un rôle important dans le soutien à la coopération décentralisée menée par les collectivités locales. L’État fédéral prend progressivement conscience de l’importance de cette forme d’échanges de proximité et surtout du rôle que peuvent jouer les collectivités territoriales.

Cette évolution se caractérise par le dégagement de moyens financiers plus importants afin d’encourager ces actions en particulier au niveau communal. Il existe cependant des structures et associations en charge de la promotion et du suivi notamment de la coopération décentralisée.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce rôle incombe à la ‘’Wallonie Bruxelles International’’ (WBI), une administration publique, une sorte de ‘’guichet unique’’ pour les relations internationales, en somme, ayant pour rôle de promouvoir l’économie, la culture et les talents de la Belgique francophone à travers le monde.

L’opération 11/11/11 : une particularité belge Organisée chaque année sous l’égide du Centre National de Coopération au Développement (CNCD), depuis 1966, ce ‘’téléthon’’ permet à l’ensemble de la population belge de se mobiliser à travers des dons volontaires pour financer, par le truchement des principales organisations non gouvernementales (ONG), des projets de développement dans le tiers-monde.


Vous avez aimé cet article ? Partagez-le ...

Commentaires

FoeraLe 07/01/2016 à 17:17

Un article très intéressant.

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera publié après validation.